Écholalies: essai sur l'oubli des langues
/ Daniel Heller-Roazen ; traduit de l'anglais par Justine Landau ; texte entièrement revu et augmenté par l'auteur avec la collaboration d'Agathe Sultan
Translation of: EcholaliasLanguages: français • of original work: anglaisCountry: FRANCEPublication: Paris: Éditions du Seuil, DL 2007Description: 1 volume (292 pages); frontispice en noir et blanc; 23 cmppn: 112744427| Item type | Current library | Collection | Call number | Status | Date due | Barcode | Item holds |
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| Document empruntable, à demander | BULAC Magasin | Livre | BULAC MON 8 38967 | Available | 17513003390504 | ||
| Document empruntable, en libre accès | BULAC Mezzanine | Livre | 0 405 HEL | En traitement | 1195981458 |
Notes p. 231-[259]. Bibliographie p. 261-[278]. Index
"Répétition automatique de mots prononcés par autrui : c’est ainsi que les scientifiques ont défini, depuis le dix-neuvième siècle, le phénomène exceptionnel que l’on nomme écholalie, dont l’étude relève, dit-on, de la psychologie. Sans se borner à cette acception médicale, Daniel Heller-Roazen donne à l’écholalie un sens inédit, qui la mène jusqu’à ce seuil où elle se confond avec le concept même de langage. Dans de courts chapitres, qui tiennent à la fois de la fable et de l’essai, une seule thèse s’énonce : chaque langue est l’écho d’une autre, dont elle ne cesse de porter témoignage. Plus radicalement, chaque langue est l’écho de ce babil enfantin dont l’effacement a permis la parole. La démonstration se fait ici à l’aide de textes divers : y participent tour à tour la mythologie, la psychanalyse, la théologie, la littérature et la linguistique. D’Ovide et de Dante à Edgar Allan Poe et à Elias Canetti, des idiomes sacrés du judaïsme et de l’islam aux dialectes en voie de disparition, de la langue maternelle des poètes aux parlers rêvés des savants, les vingt-et-une « écholalies » qui composent cet ouvrage tracent un parcours singulier. Un livre qui invite à réfléchir sur la nature de cet animal oublieux qu’est l’homme, dont les langues lui sont continûment dérobées par le temps." 4e de couverture
