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Journal d'un gardien du Goulag

/ Ivan Tchistiakov ; traduit du russe, préfacé et annoté par Luba Jurgenson ; introduction d'Irina Shcherbakova

Translation of: Дневник охранника БАМлага • Dnevnik ohrannika BAMlagaMain Authors:
  • Čistâkov, Ivan Petrovič (190?-1941), Auteur Idref
  • Jurgenson, Luba (1958-....), Traducteur Idref
  • Secondary Author:
  • Ŝerbakova, Irina Lazarevna (1949-....), Préfacier, etc. Idref
  • Languages: français • of original work: russeCountry: FRANCEPublication: Paris: Denoël, DL 2011Description: 1 vol. (286 p.-[6] p. de pl.); ill., couv. ill. en coul.; 23 cmppn: 158995856 SUDOCISBN: 978-2-207-26114-9Classification: 14RU (Russia), 300 (Social Sciences)Abstract:
    Pendant quelques mois, dans les années 1935-1936, Ivan Tchistiakov, gardien d'un camp de prisonniers sur le chantier de la voie ferrée Baïkal-Amour, a tenu son journal. Publié aujourd'hui pour la première fois, c'est l'un des seuls documents de ce genre à nous être parvenus. Le fonctionnement des camps soviétiques est certes bien connu, grâce à la parole des victimes et aux documents amassés par le système bureaucratique, mais l'image des "hommes aux fusils" est encore floue. Si Ivan Tchistiakov s'est retrouvé à escorter les détenus pendant leur travail, garder le camp itinérant, accompagner les convois et poursuivre les fuyards, ce n'est pas de son propre gré. Chaque journée est vouée à un seul désir : sortir par tous les moyens du cauchemar qui l'a happé. Et qu'il ne cesse de décrire : un climat terrible, un logement épouvantable où, la nuit, les cheveux se collent au front à cause du froid, l'impossibilité de se laver, l'absence de nourriture normale, des maladies à répétition. Le dégoût que lui inspire son travail est évident. Dès les premières pages percent des notes de compassion envers ceux qu'il doit garder. Il perçoit ce qu'un chef, au camp, ne veut pas savoir. On comprend mieux, à le lire, à quel point les camps soviétiques ont fini par incarner un modèle de société. Les cahiers originaux du journal d'Ivan Tchistiakov se trouvent aux archives de la société Memorial de Moscou, qui, depuis les années 1980, se donne pour tâche de rassembler documents, lettres, témoignages et mémoires liés à l'histoire des répressions politiques en URSS.
    Subject - Topical Name: Prisonniers politiques -- URSS 1900-1945 | Camps de concentration, URSS 1900-1945 Subject - Form: Récits personnels List(s) this item appears in: MEMORIAL | Memorial-multilingue | Нежелательные в России книги = Des livres indésirables en Russie | Les déportations staliniennes, une mémoire européenne
    Holdings
    Item type Current library Collection Call number Status Date due Barcode Item holds
    Document empruntable, en libre accès BULAC
    Rez-de-chaussée
    Livre 14RU 323 CIS Available 17513001447811
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    Pendant quelques mois, dans les années 1935-1936, Ivan Tchistiakov, gardien d'un camp de prisonniers sur le chantier de la voie ferrée Baïkal-Amour, a tenu son journal. Publié aujourd'hui pour la première fois, c'est l'un des seuls documents de ce genre à nous être parvenus. Le fonctionnement des camps soviétiques est certes bien connu, grâce à la parole des victimes et aux documents amassés par le système bureaucratique, mais l'image des "hommes aux fusils" est encore floue. Si Ivan Tchistiakov s'est retrouvé à escorter les détenus pendant leur travail, garder le camp itinérant, accompagner les convois et poursuivre les fuyards, ce n'est pas de son propre gré. Chaque journée est vouée à un seul désir : sortir par tous les moyens du cauchemar qui l'a happé. Et qu'il ne cesse de décrire : un climat terrible, un logement épouvantable où, la nuit, les cheveux se collent au front à cause du froid, l'impossibilité de se laver, l'absence de nourriture normale, des maladies à répétition. Le dégoût que lui inspire son travail est évident. Dès les premières pages percent des notes de compassion envers ceux qu'il doit garder. Il perçoit ce qu'un chef, au camp, ne veut pas savoir. On comprend mieux, à le lire, à quel point les camps soviétiques ont fini par incarner un modèle de société. Les cahiers originaux du journal d'Ivan Tchistiakov se trouvent aux archives de la société Memorial de Moscou, qui, depuis les années 1980, se donne pour tâche de rassembler documents, lettres, témoignages et mémoires liés à l'histoire des répressions politiques en URSS. 4e de couverture

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